Journée jisei goshindo

Dimanche 16 octobre 2011 à Namur

de 10h à 13h et de 14h à 17h

Centre Namurois des Sports Avenue de Tabora, 21

P.A.F.: 30 euros la journée et 15 euros la demi journée

Renseignements : (+)32 475 / 61 01 86 • vincent.leduc@jiseido.be

Thèmes variés : autodéfense, testing du placement du corps (stabilité et vitalité),
déplacements, liaison debout-sol-debout, atémis pieds-poings & clés fondamentales, …

Animée par:

RICHARD PROSPERO   8° DAN
VINCENT LEDUC    6° DAN
PASCAL VIGNERON   4° DAN
REGIS BRASSEUR    4° DAN

Sous la Direction Technique de
Vincent LEDUC
5° Dan Tokitsu-Ryu Jisei Budô

Nouveauté

Dès le 6 septembre 2011 , un nouveau cours pour débutants et confirmés à SPONTIN en la salle des Carrioteux, Chaussée de Dinant 34.

Cours le mardi de 18h30 à 20h30.

Art martial, art guerrier? Oui mais…

Le guerrier

Combattre, se défendre, lutter, des mots bien familiers à nos oreilles, presque quotidiens et pourtant…

Bien que nombre de nations soient le théâtre de faits de guerre, la violence à laquelle nous sommes potentiellement exposés n’a que très peu à voir avec ces évènements.

Cependant, force est de constater que l’efficacité mise en avant par une part importante des clubs d’arts martiaux se réfère à une efficacité guerrière, souvent fantasmée. J’ai moi-même adhéré à ce fantasme durant mes premières années de pratique et cela a été positif… jusqu’à un certain point.

Chaque pratiquant se forme assez tôt dans sa pratique une image mentale d’un idéal à laquelle il désire ardemment ressembler. Cette construction mentale est un moteur puissant d’évolution à ne pas négliger.

Cette image peut être celle d’un grand maître, d’un professeur, d’une figure historique, d’un pratiquant de talent ou une combinaison de plusieurs de ces exemples. Oups! j’en ai oublié une: le guerrier!

Cette image du guerrier sans peurs et sans reproches véhiculée par les romans, la TV, la BD, etc… n’est pas détestable tant qu’il est entendu par tous qu’il s’agit d’un vecteur de vertus telles que l’abnégation, la défense d’autrui, le respect,… en somme l’équivalent d’un code de bonne conduite du pratiquant lui permettant de se construire, car le guerrier c’est aussi l’obéissance inconditionnelle au chef, au clan,à l’école ou au style. C’est l’apprentissage et le respect du code, la soumission.

Lorsque cette image n’évolue plus et stagne, le danger apparaît. Lui étant soumis elle devient alors une prison mentale, une obsession pouvant mener à une névrose et pire… révéler une dimension psychotique.

Le seul critère d’”efficacité guerrière” est donc un outil de sélection insatisfaisant. En effet, parmi les candidats les plus “aptes” et sélectionnés sur cette base se cachent des bombes à retardement. Psychologiquement fragiles (alors qu’ils se pensent très forts) et susceptibles de participer eux mêmes aux futures sélections, encourageant ainsi la poursuite du phénomène.

Danger pour soi et pour les autres.

Comment peut on donner une réponse adaptée à une situation de violence de “basse intensité” lorsque l’on s’est entraîné pendant des années en mode “close combat“? (ex.: un proche alcoolisé qu’il faut maîtriser sans blesser)  Soit on estropie l’adversaire parce que l’on ne sait pas faire autre chose, soit on intervient “au petit bonheur la chance” au risque de se retrouver soi même explosé.

Ou encore, à l’entraînement, avec les ecchymoses, les luxations et autres fractures dues à des techniques mal maîtrisées mais justifiées car pratiquées avec l”‘esprit du guerrier“. Personne ne devrait accepter de mettre son intégrité en pâture sous un  prétexte aussi primaire.

Quoi qu’il en soit, apprendre à mettre un adversaire hors combat n’est pas très compliqué. Il suffit de quelques semaines d’entraînement intensif pour former des commandos au combat au corps à corps. S’entraîner pendant 5, 10 ans ou plus pour y parvenir ne peut vouloir dire qu’une chose: le système que vous avez suivi est bien médiocre!

Quelle solution?

Tout au long de votre pratique, faites évoluer, transformez, affinez votre image mentale d’un idéal martial. Chaque image est un support pour la suivante. Ne vous laissez pas enfermer par des images trop “clichés” du genre: “un pratiquant c’est ça! Çà fait ça comme ci et ci comme ça!“… et patati et patata.

Le mouvement, c’est la vie. La stagnation, c’est la mort.

Le véritable adversaire n’est pas à chercher très loin, il sommeille en nous. Ce sont les certitudes que vous aurez érigées pour vous protéger et vous rassurer qu’il  vous faudra abattre. Dès lors que vous serez décidés à le faire, cet adversaire apparaîtra pour vous en dissuader… vous voyez, pas difficile de le réveiller.

Bonnes fêtes!

JOYEUSES FÊTES DE FIN D’ANNEE !

Profitez bien de ce répit et rechargez vos batteries pour cette année nouvelle pleine d’entraînements, de stages, de salades de phalanges, de bourre-pifs et autres joyeusetés…


Reprise des cours le mercredi 5 janvier 2011.

Corps martial

(Donner) Du corps à la technique.

Bouge seulement lorsque tu seras capable de bouger

Cette maxime martiale résume l’essence du principe que nous nous efforçons de suivre. Tout est dit… et rien n’est dit. Incompréhensible pour le profane, elle résonne d’une toute autre manière pour le pratiquant initié. Il s’agit de construire des aptitudes à se mouvoir d’une manière efficace en combat. En d’autres mots, pouvoir “toucher”(percuter, déstabiliser ou maîtriser) l’adversaire sans être “touché” par lui. Bouger frénétiquement est vain à moins de le faire avec une visée stratégique. De plus, tout mouvement perceptible est prévisible. Comment donc éviter d’être prévisible et comment pouvoir “toucher” avec efficacité ?

Voici les principales étapes permettant d’y parvenir proposées en Jisei-goshindo (Le langage se veut le plus abordable possible) :

1/ Localiser les différentes zones du corps mobiles et sièges énergétiques (chakras). 5 chakras importants qu’il faut se représenter comme étant des volumes à partir desquels des mouvements (flexion, expansion, compression, rotation) sont possibles. rappelez vous les poupées de votre enfance du genre “action man”. Une grosse rotule située au niveau du bassin permettait les mouvements de rotation et flexion. Ces “rotules” se trouvent au niveau du bassin, du nombril, du plexus solaire, du milieu du sternum et de la fourchette claviculaire sous la gorge.

2/ Dynamiser ces chakras par les katas de kikô de l’école (le pendule, l’oiseau, la tortue, le dragon, l’ours) . ceux ci visent à “réveiller” les muscles profonds attachés à ces différents chakras et à pouvoir les solliciter de manière consciente et volontaire. Se mouvoir de cette manière, c’est un peu comme se masser de l’intérieur. Une série de ces muscles sont directement liés à l’axe vertébral. Une grande attention est donc portée aux postures.

3/ Renforcer. La  musculation classique a pour but de renforcer les muscles du quotidien (capital physique primaire). Le corps n’est pas considéré comme un tout. On travaillera tel ou tel groupe musculaire seul ou en association en fonction de l’objectif fixé initialement. D’une certaine manière on agira de la même façon… dans un premier temps mais avec les muscles profonds associés à chacun des chakras (capital physique secondaire). Il s’agit de se muscler intelligemment. Dans un second temps, les exercices de renforcement concerneront l’ensemble de ces chakras. Des exercices tels que “le taureau d’acier remue la terre” ou “ritsu zen” et leurs nombreuses variantes ont étés conçus à cet effet. On pourrait comparer chaque muscle à un arc et analyser la force qu’il est capable de produire. Il est évident que un ou deux arcs (muscles) courts mêmes très forts dégagerons moins de force qu’un arc solide de très grande taille. Conclusion, il s’agit renforcer notre capital physique secondaire de manière à pouvoir utiliser notre corps comme un tel arc.

4/ Utiliser. Selon les disciplines, le registre martial est abordé par l’étude des katas ou/et par l’étude de situations de défense et de combat. Interviennent en plus des éléments de stratégie, de cadence …  Il ne s’agit pas de connaître 150, 200 ou 1000 techniques et de les restituer comme des recettes de cuisine que l’on a étudiées par cœur, cela équivaudrait à prétendre avoir étudié un livre en apprenant de mémoire la table des matières. Peut importe le nombre pourvu que l’on puisse les appliquer à partir d’un “corps intégré“, grâce au travail précité dans les points 1/, 2/ et /3. Le geste juste émerge alors naturellement à partir du terreau rendu fécond qu’est notre corps désormais intégré et de l’étude conjointe du combat/défense . Le “corps intégré” se mue en “corps martial“.

Cela étant, il ne faut pas considérer le kikô juste comme un type de musculation quelque peu exotique. Le kikô fait appel à tous les sens. Le terme corps employé ici recouvre un sens large, le cerveau lui-même y étant inclus. Il n’y a  pas lieu de les séparer. C’est pourquoi des exercices de visualisation, d’évocation sont très utilisés. De cette manière le cerveau mis dans un certain état a une influence sur le corps (dans le sens commun) . La recherche de bien être par exemple, outre ses effets indéniables pour la santé, qui elle même permet au pratiquant d’être au mieux de sa forme, est un repère technique de premier ordre. Pour permettre aux muscles “profonds” peu inervés d’êtres sollicités, il convient de taire le “bruit de fond” créé par les tensions de nos muscles quotidiens. Ne dit on pas “tension sans tension” en tai chi? Ceci peut être compris comme: “garder en tension votre capital secondaire et détendre le capital primaire“. Le second faisant souvent barrage au premier et freinant donc le geste (impression de “toujours en retard”).

Echos du stage du 20-21 nov 2010

K. Tokitsu et Sabino Leonne 6è dan

Le stage s’est déroulé en deux temps. Le premier temps, le temps du corps, de son éveil , de sa mobilisation et de son renforcement grâce au kikô. Travail subtil des différents chakras, rouages énergétiques indispensables à la formation d’un corps martial équilibré et totalement intégré. La représentation mentale et l’évocation de sensations ne suffisent pas seules à conclure au travail interne, elles sont les guides amenant à faire vivre le corps par l’intérieur. Chercher à localiser précisément ses espaces internes, y faire naître les mouvements (activations des chakras grâce aux katas de l’oiseau, de la tortue , du dragon,…) à partir desquels on génère la force martiale nécessaire au combat.

Le deuxième temps s’appuie en toute logique sur le précédent. Construction de la technique martiale sur le socle du corps intégré. Développer, étudier et répéter les séquences techniques avec toujours le soucis de leur émergence des principes énergétiques. Senseï Tokitsu a beaucoup insisté sur la nécessité du renforcement notamment à l’aide des exercices “du taureau d’acier qui remue la terre”  et de ritsu zen. Un travail très précis basé sur de multiples variantes destinées à ne négliger aucun des muscles profonds à renforcer.

Participants au stage de kikô

Comme toujours à Namur, le stage s’est déroulé dans une atmosphère de travail intense mais dans un esprit de convivialité, d’ouverture et d’échanges. Des habitués de longue date ainsi que de nouveaux venus de tous les horizons martiaux et géographiques (Italiens, Français, Belges flamands et wallons… et oui, et d’autres).

Avertissement

Reprise des cours le 6 septembre !!

Cours “informels” durant toutes les vacances !!


Stages K. Tokitsu à Namur

K. Tokitsu Senseï


Stage le samedi 21 (Qi-gong/kikô) et dimanche 22 mai (Jisei budô et auto défense) 2011.

Je vous encourage vivement à venir participer en partie ou complètement à ces stages très enrichissants et incontournables.

Plus de détail sur

www.jiseido.be

Cours de perfectionnement


Thème à convenir

Le club

Le club (né en 2009) réuni à ce moment des personnes venant d’horizons divers: pratiquants de judo, de jujutsu brésilien, de karate, de taekwondo ainsi que des “novices” en arts martiaux. Il est ouvert à tous et toutes. L’approche originale qui consiste à se reconnecter avec son corps, l’éveiller, le dynamiser et le renforcer tranche nettement avec la vision “utilitaire” du corps véhiculée par le culte de la performance largement encouragée par le sport contemporain.

Judo

Ce n’est donc pas dans une logique de recherche effrénée de l’exploit qu’il s’agit de construire des capacités en combat/défense. Il y a une certaine efficacité dans cette logique sportive mais elle est très limitée dans le temps et le soucis de préserver son capital physique est très ténu (le mot est faible). Notre méthode vise un triple objectif à savoir:

- augmenter son capital physique “secondaire” (le capital “primaire” étant la force commune qui décroit avec les années que l’on développe sportivement), donc sa santé grâce au travail du kikô (qi gong) dynamique

-toujours grâce au kikô, augmenter son bien-être. Outre l’effet positif pour la gestion du stress et la sérénité, celui-ci est un “guide technique” pour la pratique de l’art martial. Il améliore les capacités de proprioception indispensables pour combattre en maintenant le corps disponible et en éveil en évitant les crispations (mentales et physiques)

-rechercher l’efficacité en combat/défense grâce au corps martial constitué par l’étude préalable du kikô (et de la biomécanique humaine) puis par l’étude des techniques martiales proprement dites

Cette recherche un peu à contre courant basée sur une nécessaire réflexion et mise en perspective de notre pratique nous amène naturellement à nourrir un esprit d’ouverture, convaincus de ce que les autres peuvent nous amener. Diverses activités sont organisées au cours de l’année (soupers, stages pluridisciplinaires, cours à thèmes, échanges entre clubs,…). Le Jisei-goshindô ou “Auto défense formative”, est une branche de la Jiseidô Kenkyukaï Belgique au sein de laquelle évoluent conjointement le Jisei Karatedô , le Yoga et le Jisei Taichi avec lesquels nous partageons une passion commune pour le Jiseidô fondé par Sensei Tokitsu (“Tokitsu Ryu Jiseido“).

Jisei karate dô

L’enseignement se fait dans un esprit de détente, pas de protocole rigide et “sectaire”. On peut apprendre sérieusement sans se prendre au sérieux. Les passages de grades/niveau s’opèrent naturellement. Le pratiquant-élève est “évalué” sur ses connaissances et acquis au fil des entraînements, dans cette logique, pas de passage officiel avant le 1er dan. “Oui mais un passage officiel c’est bien pour apprendre à gérer le stress!” … et occasionellement engranger un peu de sousous par la même occasion? Et bien l’apprentissage du stress se fait ici par la mise en situation et les exercices de précombat et de combat. Ceux-ci tiennent une place de premier ordre à partir d’un certain niveau car ils permettent au pratiquant de s’affranchir, de s’évaluer (corps et techniques), d’affiner sa stratégie et sa perception et de développer son potentiel physique.